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Guide d’approvisionnement

Planifier un emballage sans ajout intentionnel de PFAS.

Ce que la formulation signifie, ce qu’elle ne prouve pas et comment demander une documentation proportionnée au risque.

Perspectives RevivePackLecture de 10 minutesPublié le 21 juillet 2026

La terminologie entourant les PFAS peut créer de la confusion en approvisionnement d’emballages alimentaires. « Sans ajout intentionnel de PFAS » est une déclaration de formulation : elle précise que des PFAS ne sont pas ajoutés délibérément pour remplir une fonction. Elle ne démontre pas qu’aucune molécule de PFAS ne pourrait être détectée, quelle que soit la concentration.

Position de RevivePack : RevivePack développe des formulations sans ajout intentionnel de PFAS lorsque les renseignements actuels sur les fournisseurs et les matières le confirment. Cette formulation n’est pas présentée comme une certification, une garantie absolue de zéro PFAS ni un substitut à l’examen du contact alimentaire.

Que sont les PFAS?

Les substances perfluoroalkyliques et polyfluoroalkyliques forment une vaste famille de substances fluorées. Certains PFAS ont été employés pour procurer une résistance à l’huile, à la graisse, à l’eau, à la chaleur ou aux produits chimiques. Les documents du gouvernement du Canada mentionnent l’emballage alimentaire parmi les applications, notamment pour les traitements anti-graisse.

Cette famille comprend de nombreuses substances dont l’identité, l’usage, le comportement analytique et le statut réglementaire diffèrent. Une spécification d’achat devrait donc définir sa portée plutôt que de s’appuyer sur l’expression non définie « sans PFAS ».

Que signifie « sans ajout intentionnel »?

L’expression indique généralement que des PFAS ne sont pas introduits délibérément dans la formulation pour assurer une fonction. Une déclaration utile devrait identifier le produit ou la matière couverte, la base de l’information, la portée de la formulation, la date et l’organisation responsable.

La déclaration peut s’appuyer sur des dossiers de formulation, des déclarations de fournisseurs, des renseignements sur les matières premières, un examen du procédé ou d’autres documents. La preuve appropriée dépend de la chaîne d’approvisionnement et du niveau de risque retenu par l’acheteur.

Ce que la formulation ne prouve pas

« Sans ajout intentionnel » ne permet pas automatiquement de conclure :

  • qu’un essai analytique ne détectera aucun PFAS;
  • que le produit respecte toutes les définitions ou tous les seuils réglementaires;
  • que les intrants recyclés ou provenant de l’amont ne contiennent aucune trace;
  • que l’équipement, l’eau, l’emballage secondaire ou le transport ne peuvent introduire de contamination;
  • que le produit est certifié, compostable, recyclable ou autorisé pour le contact alimentaire;
  • que la formulation demeurera inchangée sans mécanisme de gestion des changements.

Le rapport du gouvernement du Canada sur l’état des PFAS indique que des papiers non traités fabriqués à partir de fibres recyclées peuvent présenter des concentrations détectables, puisque des papiers traités peuvent entrer dans le flux de recyclage. C’est l’une des raisons pour lesquelles une déclaration absolue doit être définie et étayée avec soin.

Quels documents un acheteur devrait-il demander?

Une documentation proportionnée

  1. Portée : codes de produits, composants, formulations, revêtements, encres, adhésifs et auxiliaires de procédé visés.
  2. Déclaration du fournisseur : document signé et daté expliquant la base de l’absence d’ajout intentionnel.
  3. Renseignements matière : spécifications ou dossiers des fournisseurs pour les principaux intrants.
  4. Essais : méthode, liste des analytes ou approche au fluor total, limites de détection, laboratoire, échantillon et date.
  5. Gestion des changements : avis requis en cas de modification de matière, de formulation, de fournisseur ou de procédé.
  6. Contact alimentaire : documents propres à l’aliment et aux conditions d’utilisation.

Toutes les décisions d’achat n’exigent pas le même dossier. Une première sélection peut commencer par une déclaration du fournisseur, alors qu’un programme national ou un client réglementé peut demander un examen technique et juridique plus complet.

La place des essais analytiques

Les essais peuvent fournir de l’information supplémentaire, mais un résultat n’est utile que si la méthode et la portée sont comprises. Les méthodes ciblées recherchent des composés déterminés. Les mesures plus larges du fluor peuvent indiquer du fluor total ou organique sans nécessairement identifier les substances présentes ni leur origine.

L’acheteur devrait consigner l’échantillon, le laboratoire, la préparation, la méthode, les analytes, les limites de détection ou de déclaration, les unités et le seuil de décision. Un résultat « non détecté » signifie que les analytes visés n’ont pas été mesurés au-dessus des limites indiquées dans cet échantillon; il ne prouve pas une absence universelle.

Les PFAS et le contact alimentaire sont deux examens distincts

Au Canada, les emballages alimentaires doivent respecter les dispositions de sécurité de la division 23 du Règlement sur les aliments et drogues. Santé Canada précise que le vendeur d’aliments doit veiller à l’innocuité de l’emballage pour l’usage prévu. Les matériaux peuvent être soumis volontairement à une évaluation préalable de l’innocuité chimique.

Une déclaration sur l’ajout intentionnel de PFAS ne remplace pas l’examen du contact alimentaire. Inversement, un document de contact alimentaire ne répond pas nécessairement à toutes les questions sur les PFAS. Les deux volets sont liés, mais distincts.

Rédiger une exigence vérifiable

Une spécification pratique identifie les produits visés, définit l’ajout intentionnel, précise les déclarations ou essais requis, établit les attentes de déclaration, identifie les marchés applicables et exige un avis avant les changements pertinents. Les équipes juridiques et techniques devraient valider la formulation selon le marché réel.

Un logo marketing ou une courte phrase du fournisseur ne devrait pas constituer tout le dossier. L’objectif est d’obtenir une déclaration traçable liée à un produit, une formulation, une date et une décision commerciale définis.

L’approche de RevivePack

RevivePack utilise l’expression « sans ajout intentionnel de PFAS » pour décrire une orientation de formulation lorsque la documentation disponible la soutient. La documentation propre à chaque format fait partie du développement et de l’évaluation commerciale. L’expression n’est pas utilisée comme une allégation environnementale absolue ni comme une certification.

Les acheteurs peuvent présenter leurs exigences documentaires dès la première demande. Il devient alors possible d’examiner la pertinence du format et les preuves disponibles avant une décision d’échantillonnage ou de projet pilote.

Sources et lectures complémentaires

Cet article fournit des renseignements commerciaux généraux et ne constitue pas un avis juridique ou réglementaire.

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